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Newsletter « Media Monitoring » N° Spécial : “Agression contre l’Iran”

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Conséquences économiques pour l’Afrique de la guerre contre l’Iran

L’agression américano-israélienne contre l’Iran a provoqué d’importantes perturbations économiques mondiales, caractérisées par un choc énergétique et une forte instabilité des marchés financiers.

En Afrique, où la situation étant déjà difficile pour de nombreux pays, cette crise menace de freiner la croissance et d’aggraver la pauvreté. La hausse spectaculaire des prix du carburant et des engrais alimente une inflation galopante, forçant des pays comme le Kenya à solliciter l’aide d’urgence du Fonds Monétaire International (FMI) et de la Banque Mondiale (BM).

Parallèlement, l’envolée des coûts d’emprunt et de production pénalise l’agriculture et les investissements sociaux tout en modifiant les routes commerciales mondiales.

Les gouvernements africains tentent désespérément de stabiliser leurs économies par des subventions temporaires, bien que leurs marges de manœuvre budgétaires restent extrêmement limitées.

Cependant, cette crise a permis à une entreprise en pleine expansion de tirer profit d’une telle situation. C’est le cas de méga-raffinerie nigériane de Dangote qui approvisionne le marché européen en kérosène.

Elle est aussi une occasion de stimuler l’intérêt pour les investissements dans les énergies renouvelables en Afrique afin de réduire la dépendance pétrolière.

Ci-après, des résumés d’une série d’articles publiés en avril, essentiellement par Bloomberg, pour faire le point sur l’impact de cette guerre sur l’économie et le pouvoir d’achat en Afrique.

 

Banque mondiale : La guerre en Iran aura un coût élevé pour l’économie africaine

Image : Bloomberg

La guerre en Iran va attiser l’inflation et priver l’Afrique d’une croissance économique vitale, a averti la Banque mondiale (BM), les pays importateurs de pétrole, dont le Kenya et l’Éthiopie, étant potentiellement les plus exposés.

Dans un rapport publié le mercredi 8 avril, la BM a revu à la baisse de 0,3 point de pourcentage ses prévisions de croissance économique pour la région en 2026, les ramenant à 4,1 %, soit le même rythme que l’année dernière. L’inflation devrait atteindre 4,8 %, contre 3,8 % prévu précédemment.

Au Kenya l’inflation pourrait augmenter de quatre points de pourcentage ou plus, réduisant de 2,6 % les revenus des ménages et précipitant un million de personnes dans la pauvreté, estime l’institution financière.

Certaines régions d’Afrique (qui) ont également bénéficié récemment d’investissements importants de la part des pays du Golfe dans des infrastructures essentielles à la croissance, pourraient voir ce soutien être menacé s’il est réorienté vers la reconstruction nationale une fois la guerre terminée.

De même, les transferts de fonds des ressortissants africains travaillant dans le Golfe apportent une contribution économique considérable à leur pays d’origine et seraient difficiles à remplacer pour une nation comme l’Éthiopie. Rien qu’en Arabie saoudite, environ 750.000 Éthiopiens y travaillent, et l’argent qu’ils envoient représente environ 5% du PIB de leur pays.

Pour Andrew Dabalen, économiste en chef de la BM pour l’Afrique, « c’est un moment extrêmement dangereux pour bon nombre de ces pays s’ils ne parviennent pas à maintenir la stabilité macroéconomique malgré le choc ». A ce propos, il met en garde contre les subventions généralisées sur des produits tels que le carburant, et recommande de se concentrer sur la protection des plus vulnérables, tout en maîtrisant l’inflation et les dépenses publiques.

(Source : Bloomberg 08 avril 2026)

 

La guerre en Iran incite des pays africains à solliciter l’aide du FMI

Image : Bloomberg

Confrontés à une inflation croissante et des tensions budgétaires, de plus en plus de gouvernements africains sollicitent une aide financière au Fonds monétaire international (FMI) suite aux répercussions de la guerre en Iran, rapporte Bloomberg (16 avril 2026).

« Quelques pays ont commencé à nous demander quel soutien nous pouvions leur apporter. Pour certains, il s’agit simplement de rééchelonner les versements, c’est-à-dire de les avancer. Pour d’autres, il est question d’augmenter notre aide », a déclaré Abebe Selassie, directeur du département Afrique au FMI.

Les pays africains à faible revenu comptent parmi ceux qui subissent la plus forte pression au niveau mondial face à la flambée des prix du carburant, des denrées alimentaires et des engrais. Beaucoup n’ont pas les moyens financiers d’amortir le choc, ce qui pousse les gouvernements à répercuter de fortes hausses des prix de l’énergie sur les citoyens.

La demande à court terme d’un nouveau soutien du FMI pourrait atteindre 50 milliards de dollars, a déclaré la directrice générale Kristalina Georgieva. Cela inclut de nouveaux programmes financés dans au moins une douzaine de pays — dont plusieurs en Afrique subsaharienne — ainsi qu’une extension de certaines des 39 facilités de financement existantes du Fonds, a-t-elle précisé.

Des pays, comme le Sénégal et le Mozambique, étaient déjà confrontés à de graves difficultés budgétaires avant l’attaquer contre l’Iran. Dans le cas du Sénégal, pour éviter un défaut de paiement, le gouvernement a eu recourt à des mesures consistant à vendre des instruments appelés « swaps de rendement total », ce qui l’a obligé à mettre en gage des obligations en monnaie locale d’une valeur nettement supérieure au produit de la vente.

Une initiative critiquée par Abebe Selassie pour qui « il est préférable que les gouvernements empruntent de manière très transparente, en recourant à des instruments de financement aussi simples que possible ».

« Lorsque vous essayez d’emprunter et que vous ne parvenez pas à le faire en émettant des instruments traditionnels — bons du Trésor, obligations, prêts bancaires, etc. — et que vous devez recourir à ces autres formes d’emprunt grevées, alors vous devez vous demander si cela en vaut vraiment la peine », a-t-il ajouté.

(Source : Bloomberg 16 avril 2026)

 

La guerre en Iran fait grimper le coût de la dette africaine

La guerre en Iran fait grimper le coût de l’emprunt pour les pays africains qui commencent tout juste à se remettre du choc post-pandémique qui avait fait exploser le poids de la dette.

Une étude publiée mardi par ONE Data montre que les coûts d’emprunt auprès de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) de la Banque mondiale ont bondi à 5,2% en 2024, contre 1,4% en 2020, les banques centrales ayant relevé leurs taux d’intérêt pour juguler la flambée de l’inflation. Les taux d’intérêt chinois pour les pays africains sont passés de 2,5% à 5,7%.

Le rapport reconnaît qu’il est prématuré de juger de l’impact de la guerre en Iran, « mais pour les pays déjà lourdement endettés, le risque est clair : ils font face à une nouvelle vague de chocs économiques avant même d’avoir pu se remettre de la précédente », écrivent ses auteurs.

Le coût moyen de l’emprunt pour les pays africains a augmenté de 91% entre 2020 et 2024, indique le rapport, ce qui a réduit les investissements dans le développement social.

« Aujourd’hui, alors que la guerre en Iran menace de faire grimper considérablement les prix de l’énergie et des denrées alimentaires, la marge de manœuvre dont disposent les pays de la région pour surmonter cette crise est extrêmement réduite », a déclaré David McNair, directeur exécutif chez ONE Data.

L’annonce d’un cessez-le-feu de deux semaines a permis à la République démocratique du Congo de lancer une euro-obligation de 1,25 milliard de dollars le 10 avril, tandis que l’Angola, pays producteur de pétrole, a fait son entrée sur le marché en mars.

Avec des coûts d’emprunt plus élevés, les pays « ne perdent pas seulement l’accès au capital, ils perdent la capacité d’investir dans leur avenir », a déclaré William Asiko, vice-président senior et directeur du bureau régional pour l’Afrique de la Fondation Rockefeller, qui a soutenu cette étude.

(Source : Bloomberg 14 avril 2026)

 

Les 10 pays africains où les prix des carburants sont les plus élevés en avril 2026

Image : Africa Business Insider

Au cours des dernières semaines, les prix de l’essence ont fortement augmenté dans plusieurs pays, certains marchés enregistrant même des hausses à deux chiffres.

Si la cause est principalement externe, liée aux perturbations mondiales du marché pétrolier, les répercussions sont profondément locales et touchent l’industrie, les transports et la consommation des ménages.

Selon Reuters, les prix des carburants au Ghana, en Tanzanie et au Malawi ont augmenté de 15% à plus de 30%. En Afrique de l’Ouest, la situation est nettement plus difficile.

Le Nigeria a connu des hausses de plus de 50% pour l’essence et de plus de 70% pour le diesel.

Bien qu’ils comptent de nombreux producteurs de pétrole brut, plusieurs pays ne disposent pas de capacités de raffinage suffisantes, ce qui les oblige à acheter des produits pétroliers finis aux prix du marché mondial.

La hausse des coûts de transport renchérit la livraison des matières premières aux entreprises et celle des produits finis vers les marchés, ce qui perturbe les chaînes d’approvisionnement, et contribue directement à l’inflation.

Certains pays, comme l’Afrique du Sud, ont tenté d’amortir l’effet en mettant en place des réductions d’impôts ou des tarifs sur les carburants à titre temporaire. D’autres envisagent des subventions ou des plafonds de prix. Cependant, ces initiatives ont un coût budgétaire, ce qui met à rude épreuve des budgets publics déjà limités.

Des coûts énergétiques élevés freinent les investissements dans le commerce et l’industrialisation, deux domaines généralement considérés comme essentiels au développement à long terme de l’Afrique.

Selon les données de GlobalPetrolPrices, voici les dix pays africains où le prix (en dollar américain/litre) du carburant était le plus élevé en avril 2026 : Malawi (3.847), Zimbabwe (2.230), République centrafricaine (1.849), Sierra Leone (1.779), Maroc (1.642), Sénégal (1.618), Rwanda (1.577), Mali (1.539), Burkina Faso (1.495), Cameroun (1.479).

En avril, le prix moyen mondial du carburant s’élevait à 1.48 USD/litre, contre 1.34 USD/litre en mars.

(Source : Africa Business Insider 150426)

 

Kenya : Les prix des carburants à leur plus haut niveau depuis près de trois ans

Image : Bloomberg

Les prix des carburants au Kenya ont atteint leur plus haut niveau depuis près de trois ans, alors que les répercussions de la guerre contre l’Iran se font sentir dans toutes les économies.

Le prix de l’essence a augmenté de 1 % pour atteindre le niveau record de 206,97 shillings (1,60 dollar) le litre, a annoncé mardi l’Autorité de régulation de l’énergie et du pétrole (EPRA) dans un communiqué.

Le diesel a augmenté de 24% pour atteindre 206,84 shillings le litre, tandis que le kérosène — utilisé dans de nombreux foyers pour la cuisine et l’éclairage — est resté à 152,78 shillings.

Afin de stabiliser les prix à la pompe, le Kenya va prélever 6,2 milliards de shillings sur les 17 milliards de shillings de son Fonds de prélèvement pour le développement pétrolier et va réduire de 16% à 13% la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) sur les carburants, a déclaré l’EPRA.

« Ce solde est suffisant pour permettre une stabilisation temporaire des prix pendant environ trois mois, après quoi le fonds serait entièrement épuisé si les prix mondiaux restaient élevés », a déclaré le secrétaire au Trésor, John Mbadi, aux législateurs le 2 avril.

L’inflation devrait dépasser le seuil de 5% fixé par la banque centrale en mai et atteindre un pic de 6,2 % en juillet, a déclaré la semaine dernière le gouverneur de la banque centrale, Kamau Thugge.

Le Fonds monétaire international a revu à la baisse ses prévisions de croissance pour le Kenya en 2026, les ramenant de 4,9 % à 4,5 %.

Depuis le début de la guerre, le Kenya a dépensé près de 1,3 milliard de dollars sur ses réserves de change notamment pour stabiliser le shilling.

(Source : Bloomberg 140426)

 

Le Kenya sollicite des fonds d’urgence auprès de la Banque mondiale

Image : Bloomberg

Le Kenya est en pourparlers avec la Banque mondiale (BM) pour obtenir un financement d’urgence ; il est l’un des premiers pays à avoir rendu publics ses plans visant à amortir l’impact de la guerre en Iran.

Le gouverneur de la banque centrale, Kamau Thugge, a déclaré que le pays sollicite des fonds dans le cadre du mécanisme « Rapid Response Option » de l’institution financière, qui permet d’accéder rapidement à jusqu’à 10% des financements déjà approuvés mais non encore décaissés dans le cadre d’un programme existant de 1,2 milliard de dollars.

Ce pays d’Afrique de l’Est, qui était sur le point de connaître une reprise économique, a relevé les prix du carburant à leur plus haut niveau depuis trois ans et se prépare à une flambée des prix alimentaires en raison de la hausse des coûts des engrais.

Kamau Thugge a déclaré également que les exportations de thé et de fleurs subissaient un coup dur en raison de la guerre. Une autre conséquence pourrait être la baisse des transferts de fonds, dont environ 10% proviennent du Moyen-Orient.

Les fonds d’urgence contribueront également à préserver les réserves de change du pays, car il ne serait pas « prudent » d’y puiser « étant donné que les risques de baisse persistent », a déclaré Stellar Swakei, analyste chez Kingdom Securities, une société basée à Nairobi.

(Source : Bloomberg 170426)

 

Le gouverneur de la banque centrale sud-africaine : Les risques d’inflation liés à la guerre se concrétisent

Image : Bloomberg

Le gouverneur de la Banque centrale sud-africaine (SARB), Lesetja Kganyago, a déclaré que l’impact de la guerre en Iran sur les prix du pétrole avait confirmé les craintes concernant l’inflation.

« On assiste à la concrétisation du scénario pessimiste, même si ce n’est pas encore totalement », a déclaré M. Kganyago à Bloomberg jeudi, en marge des réunions de printemps du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale à Washington.

L’autorité monétaire sud-africaine a maintenu le taux directeur à 6,75% le mois dernier, tout en présentant deux scénarios défavorables quant aux conséquences que le conflit pourrait avoir sur les pressions sur les prix et les taux en Afrique du Sud.

Dans le premier, le conflit durait encore deux mois et les prix du pétrole s’établissaient en moyenne autour de 100 dollars le baril, poussant l’inflation au-dessus de4%. Dans le second, il s’éternisait pendant plus d’un an et l’inflation dépassait 5%.

La SARB vise une inflation de 3%, et dans les deux scénarios, une hausse des taux serait justifiée cette année, avec une hausse dans le premier cas et plusieurs autres dans le second.

Lesetja Kganyago a également ajouté que toute réduction des taxes sur les carburants visant à amortir une forte hausse des prix de l’essence et du diesel devrait être temporaire, en rappelant les leçons tirées de la pandémie, où les mesures d’aide sociale d’urgence mises en place à l’époque sont toujours en vigueur des années plus tard.

Le ministre des Finances, Enoch Godongwana, a réduit de 3 rands (0,18 dollar) par litre la taxe sur les carburants, tant pour l’essence que pour le diesel, pour le mois d’avril.

L’Afrique du Sud, qui importe la totalité de son pétrole brut. La mesure d’allègement qui coûtera environ 6 milliards de rands par mois, doit prendre fin le 5 mai.

(Source : Bloomberg 170426)

 

Le ministre sud-africain des Finances exclut toute nouvelle aide aux consommateurs

Image : Bloomberg

Le budget de l’Afrique du Sud reste sous pression et le gouvernement ne peut offrir aux consommateurs et aux entreprises, face à la flambée des prix du carburant, qu’un allègement fiscal temporaire, a déclaré le ministre des Finances, Enoch Godongwana, en marge des réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale à Washington.

« Les finances publiques ne peuvent se permettre aucune aide, aucune aide à long terme. Nous n’avons tout simplement pas les moyens de le faire. En plus, nous ne savons pas combien de temps » les coûts du carburant resteront élevés, a-t-il ajouté.

L’Afrique du Sud, qui importe la totalité de son pétrole brut, a réduit ce mois-ci (avril, ndlr) une taxe sur l’essence et le diesel de 3 rands (0,18 dollar) par litre – une mesure qui coûtera environ 6 milliards de rands par mois et qui doit prendre fin le 5 mai.

« Nous évaluerons fin avril s’il convient de prolonger les subventions au-delà du 5 mai et, le cas échéant, pour combien de temps », a déclaré M. Godongwana. « Nous pouvons tenir trois mois », insistant que cette date butoir est « absolument impérative » pour la fin de la subvention.

M. Godongwana a exclu toute hausse d’impôts, estimant qu’elle serait impopulaire à l’approche des élections municipales et qu’aucun parti politique ne la soutient. Toute nouvelle initiative devrait être financée par des réductions des budgets alloués à la santé, à l’éducation, à la police et aux infrastructures, qui représentent la majeure partie des dépenses, a-t-il déclaré.

(Source : Bloomberg 190426)

 

L’Afrique du Sud intensifie ses importations de carburant des États-Unis

L’Afrique du Sud augmente ses importations de produits pétroliers en provenance des États-Unis afin de compenser la perte d’approvisionnements en provenance du Moyen-Orient,

Avant la guerre, le premier importateur africain de produits pétroliers s’approvisionnait principalement en diesel, en essence et en kérosène auprès d’Oman, d’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis.

Au moins quatre pétroliers ont déchargé environ 165.000 tonnes de carburants raffinés en provenance des États-Unis ce mois-ci à Durban, selon les données de suivi des navires compilées par Bloomberg. Cela représente environ le double des importations de brut et de carburant américains que le pays a reçues en janvier, selon l’Agence américaine d’information sur l’énergie.

Un autre pétrolier est arrivé à Durban et au moins trois autres chargés de carburant américain font route vers le port avant la fin du mois, indiquent les données. Le recours à des fournisseurs plus éloignés peut alourdir encore les coûts d’importation.

Le pays le plus industrialisé d’Afrique est devenu de plus en plus dépendant des importations ces dernières années, à mesure que les raffineries fermaient, en partie en raison d’un manque d’investissements.

(Source : Bloomberg 230426)

 

Baisse historique des semis de blé en Afrique du Sud due aux coûts élevés

Les agriculteurs sud-africains devraient ensemencer cette année la plus petite superficie de blé depuis plus d’une décennie, en raison de la hausse des coûts des intrants essentiels tels que les engrais et le carburant.

Les producteurs de blé prévoient de cultiver 486.400 hectares (1,2 million d’acres) en 2026, soit une baisse de 6% par rapport à l’année précédente, a indiqué le Comité sud-africain d’estimation des récoltes dans ses prévisions concernant les intentions de semis pour les cultures d’hiver. Il s’agira de la plus petite superficie depuis 2015.

Le carburant et les engrais, dont les prix depuis le début de la guerre contre l’Iran, représentent environ la moitié des coûts de production des céréaliers du pays.

Par ailleurs, les prix du blé générique sur la Bourse des contrats à terme sud-africaine de Johannesburg ont augmenté de 6,9 % depuis le début de la guerre. Les produits céréaliers représentent 4% du panier d’inflation sud-africain.

Le comité a revu à la hausse de 2% ses prévisions de production de maïs pour 2026, la portant à 16,8 millions de tonnes. L’importance de la récolte de maïs pourrait atténuer une partie de l’impact inflationniste immédiat lié à une récolte de blé plus faible.

(Source : Bloomberg 230426)

 

La raffinerie Dangote au Nigeria accroît ses exportations de kérosène vers l’Europe

Image : Bloomberg

Une méga-raffinerie appartenant à l’homme le plus riche d’Afrique devient une source de plus en plus cruciale d’approvisionnement en kérosène pour l’Europe, contribuant à combler le manque à gagner causé par la guerre en Iran et à accroître sa rentabilité.

La raffinerie d’Aliko Dangote au Nigeria, d’une valeur de 20 milliards de dollars, a atteint sa pleine capacité quelques semaines seulement avant que le conflit au Moyen-Orient ne provoque une perturbation historique de l’approvisionnement en pétrole. Bénéficiant d’achats de pétrole brut locaux à moindre coût, le milliardaire a tiré un avantage considérable de cette crise du marché, alors que les inquiétudes concernant les pénuries de carburant s’accentuent.

Cette installation, d’une capacité de 650.000 barils par jour et parmi les plus importantes au monde, a augmenté ses livraisons de kérosène vers l’Europe atteignant un niveau record d’environ 50.000 barils par jour en mars.

L’usine a atteint sa pleine capacité à la mi-février. Les entrées moyennes de pétrole brut au cours du premier trimestre se sont élevées à 460.000 barils par jour, dont près de 70% de ce volume provenait de l’approvisionnement local nigérian, selon les données de suivi des pétroliers compilées par Bloomberg.

« Dangote a plus de chances de maintenir son niveau d’utilisation que certaines raffineries européennes actuellement », a déclaré Crosby. « Les marges européennes ne sont vraiment pas bonnes en ce moment, compte tenu des coûts de fret et des primes spot élevées. »

L’exploitation de cette raffinerie marque un tournant pour le Nigeria qui est devenu exportateur net d’essence en mars, lorsque Dangote a expédié 44.000 barils par jour.

Les approvisionnements sont de plus en plus destinés aux pays africains dépendants des importations en provenance du Moyen-Orient. Une cargaison de 317.000 barils a récemment été expédiée au Mozambique.

« La proximité de sa source de pétrole brut constitue un atout majeur, et la raffinerie est bien placée pour approvisionner le marché africain dans son ensemble », a déclaré M. Tam de FGE. La raffinerie a exporté environ 79.500 barils de diesel par jour ce mois-ci, contre environ 73.600 par jour en mars, selon l’entreprise. Les expéditions d’essence s’élèvent à 50.100 barils par jour (bpj), contre près de 102.400 bpj le mois dernier.

(Source : Bloomberg 160426)

 

La guerre en Iran devrait stimuler les investissements dans le renouvelable en Afrique

Image : Bloomberg

Les investissements privés dans les énergies renouvelables en Afrique devraient s’accélérer, la guerre en Iran incitant les pays à réduire leur dépendance au pétrole et au gaz importés.

Davantage de fonds devraient également être alloués aux entreprises moins dépendantes des importations de matières premières, a déclaré Abi Mustapha-Maduakor, directrice générale de l’Association africaine des capitaux privés, lors d’un entretien.

« Nous prévoyons une augmentation des transactions dans le domaine des énergies renouvelables », a-t-elle affirmé.

Le nombre d’investissements privés en Afrique a progressé de 8% l’an dernier, faisant de ce continent la seule région au monde à enregistrer une croissance. Si la valeur de ces investissements a diminué pour la troisième année consécutive, s’établissant à 5,1 milliards de dollars, le rythme de croissance a ralenti, passant de 22% en 2023 et 9% en 2024 à 5%, a précisé Abi Mustapha-Maduakor.

Le secteur financier a capté la majeure partie des investissements l’an dernier, suivi par les technologies de l’information. L’Afrique australe a été la principale destination, suivie par l’Afrique de l’Est, qui a enregistré la plus forte croissance en valeur des transactions, avec une hausse de 75% sur un an, principalement grâce aux investissements dans les énergies renouvelables et la production d’énergie décentralisée, a-t-elle ajouté.

(Source : Bloomberg 20 avril 2026)